Notre Dame d'Alet

Actualités Diocèse de Rennes

  • 80ème anniversaire de la rafle du « Vél’ d’Hiv »

    80ème anniversaire de la rafle du « Vél’ d’Hiv »
    Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des Évêques de France, en lien avec le Conseil
    Permanent, propose que la lettre de Mgr Jules Saliège, alors archevêque de Toulouse, soit lue dans
    toutes les églises le lundi 15 août 2022 pour la fête de l’Assomption.
    La rafle du Vélodrome d’Hiver, souvent appelée rafle du « Vél’ d’Hiv », est la plus grande arrestation
    massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elle se déroula les 16 et 17 juillet
    1942, il y a 80 ans. 13152 Juifs, dont 4115 enfants furent arrêtés par les policiers et les gendarmes français.
    Suite à ces rafles, Mgr Jules Saliège, archevêque de Toulouse, décida de faire lire un message dans toutes
    les paroisses de son diocèse, le dimanche 23 août 1942. Il fut suivi par cinq autres évêques. Mgr Jules
    Saliège reçu la distinction de « Juste parmi les nations ».
    Pour le 80ème anniversaire, le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, a demandé que cette lettre soit lue
    dans toutes les synagogues durant l’Office de shabbat du samedi 16 juillet 2022.
    Et clamor Jerusalem ascendit - Lettre pastorale de Mgr Jules Saliège sur la personne humaine, 23 août
    1942 :
    « Mes très chers Frères,
    Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits.
    Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il
    n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
    Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil
    troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour
    une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
    Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ?
    Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
    Seigneur ayez pitié de nous.
    Notre-Dame, priez pour la France.
    Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les
    Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces
    hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils
    sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
    France, patrie bien aimée. France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect
    de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable
    de ces horreurs.
    Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement. »
    Jules-Géraud Saliège Archevêque de Toulouse 13 août 1942
    A lire dimanche prochain, sans commentaire.
    Pour nous chrétiens, nous savons qu’un « lien » nous « unit spirituellement » au Peuple Juif (Cf. Nostra
    Aetate, n. 4). C’est pourquoi, par fidélité à la foi chrétienne, nous devons lutter contre l’antisémitisme sous
    toutes ses formes. La lecture de cette lettre peut éveiller les fidèles à ce lien et à cette lutte.
    Pour votre information
    En Bretagne, 100 enfants Juifs ont été cachés durant la Seconde Guerre Mondiale, dans 26 communes dont
    16 en Ille-et-Vilaine. 53 personnes et 2 Institutions ont oeuvré pour cacher ces enfants Juifs. 20 ont été
    reconnus comme des « Justes parmi les nations ».
    C’est en 1953 que le Parlement Israélien créa le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem consacré aux
    victimes de la Shoah, et décida en même temps d’honorer les « Justes parmi les nations qui ont mis leur
    vie en danger pour sauver des Juifs ». Au 1er janvier 2020, 27712 « Justes parmi les nations » de 50 pays
    ont été honorés.

  • Il était une foi… le Denier 2022

    La campagne 2022 du Denier est lancée à partir du 13 février dans le diocèse de Rennes. Une routine ? Plutôt un enjeu majeur pour l’Eglise, tant au niveau des paroisses que du diocèse dans son ensemble.

    Le Denier, c’est toute l’année ! Mais les deux temps forts sont bien sûr la période de clôture fiscale, en novembre-décembre – avez-vous vus les grandes bannières sur les églises fin 2021 ? –, et le lancement de la campagne annuelle en février. Les paroisses mettent alors les nouvelles affiches et distribuent les enveloppes « flap », qui font à la fois tract, bon de soutien et enveloppe retour : un outil qui a fait ses preuves.

    Je donne au Denier 2022

    Qu'est-ce que le Denier ?

    Pour 2022, la communication reste sur le même slogan qu’en 2021 : « Il était une foi : un don, votre histoire » mais les visuels changent un peu. Le message insiste donc encore sur le lien que chacun a tissé dans son histoire personnelle avec l’Église : le Denier, c’est un don d’appartenance.

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  • Les abus : vérité et compassion

    AUX CATHOLIQUES
    D’ILLE-ET-VILAINE
    Les abus : vérité et compassion
     

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  • Une vision chrétienne de l’écologie ?

    A l’occasion de la Saison pour la Création de septembre-octobre 2020, la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Rennes a organisé un échange pour chercher à comprendre s’il existe une vision chrétienne de l’écologie.

    Cette soirée intitulé : « Dialogue et controverse » a permis un échange entre Gilbert Landais, (animateur à Rennes de Chrétiens Unis pour la Terre), Véronique Chable, agronome et chercheuse à l’INRA et Stanislas de Larminat, (agronome, auteur de L’Écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez au éditions Salvator) et avait lieu en l’Abbatiale Notre-Dame en Saint-Melaine, le mardi 1er septembre de 20h30 à 22h.

  • Sur KTO, Mgr d’Ornellas présente quelques belles réalités du diocèse

    Mgr Pierre d’Ornellas était lundi 14 septembre 2020 l’invité de l’émission « La vie des diocèses » sur KTO. L’occasion de montrer quelques belles réalités du diocèse de Rennes !

    Suite ici => Diocèse de Rennes

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  • On ne touche pas impunément au droit de la filiation

    Publié dans La Croix du 20 juillet 2020
    On ne touche pas impunément

    On ne touche pas impunément au droit de la filiation
    Nous devons toujours manifester l’insondable dignité de l’être humain, en particulier du plus faible. La foi en Dieu donne une vive lumière à ce sujet. Mais, puisqu’il s’agit d’une loi civile, j’en resterai à la raison qui sait que cette manifestation est indispensable. Tel qu’il sort de la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, le projet de loi prive certains enfants d’avoir un père et une ascendance paternelle. Comment se satisfaire d’une telle discrimination entre les enfants dès leur conception et leur naissance ? La raison y voit une injustice.
    Ce projet de loi est donc loin d’être abouti. Il a fallu neuf mois – entre la 1ère lecture à l’Assemblée et la 2nde lecture en Commission –, pour qu’il soit enfin reconnu que la femme qui accouche était la mère de l’enfant. Mais alors, pour un couple de femmes, comment établir la filiation pour l’autre femme ? Bien des questions demeurent insolubles devant la volonté idéologique d’une soi-disant égalité entre toutes les femmes, quelle que soit la diversité de leur situation vis-à-vis de l’accès à la PMA. Or la raison discerne que cette volonté est erronée : l’égalité s’applique pour des situations identiques, comme l’a dit l’ancienne Garde des Sceaux.
    Ce projet de loi nous fait passer de l’enfant comme un sujet de droits à la prévalence du « projet parental » sur lui de telle sorte que des adultes peuvent lui imposer une privation de certains de ses droits. La raison y voit une régression. On ne touche pas impunément au droit de la filiation ! Il apparaît urgent d’examiner l’accès de « la PMA pour toutes » dans le cadre d’une réflexion générale et cohérente du droit de la filiation. Celui-ci est majeur : par sa filiation, chacun entre dans l’histoire.
    D’autres interrogations sont là. Par exemple, pourquoi continuer à congeler des embryons humains alors qu’on sait conserver les gamètes ? Pourquoi vouloir développer la PMA et avoir supprimé le développement des recherches sur l’infertilité ? Jusqu’où élargir les tests sur les enfants à naître, en particulier par le DPI-A qui détecte les malformations chromosomiques, alors que l’accueil et l’accompagnement de personnes handicapées, par exemple trisomiques, sont le propre de la société inclusive désirée par l’État ?
    Le « dialogue » permet de trouver un équilibre entre respect intégral de l’enfant et usage des techniques biomédicales. Leur pouvoir donne l’impression qu’il est loisible de s’affranchir de limites inhérentes à notre condition humaine. Or ces limites ont une signification qui donne sens à notre vie et à son engendrement. En l’acceptant, nous sommes davantage humains et responsables, moins séduits par ce pouvoir. Nous comprenons mieux qu’il nous revient de le réguler par l’éthique, c’est-à-dire par un respect inconditionnel de l’être humain, par la gratuité avec laquelle chacun est accueilli tel qu’il est, et par une fraternité effective d’où découle une solidarité qui donne les moyens d’accompagner les souffrances. Nous engageons alors ces techniques dans leur finalité propre : soigner.
    Mgr Pierre d’Ornellas,
    archevêque de Rennes,
    responsable du Groupe de travail sur la bioéthique de la CEF