Infos Catholiques de la Côte d'Emeraude

Actualités Diocèse de Rennes

230122 ordination episcopale de mgr jean bondu cathedrale de rennes 403 antoine muller

Ordination épiscopale de Mgr Jean Bondu le dimanche 22 janvier 2023

Par Le 02/02/2023

Mgr Jean Bondu a été ordonné évêque auxiliaire de Rennes le dimanche 22 janvier à 15h30 à la cathédrale de Rennes, par Mgr Pierre d'Ornellas. Un évènement majeur, pour le diocèse de Rennes, auquel étaient conviés tous les catholiques d'Ille-et-Vilaine, et un rite très particulier à découvrir.

10 février : priez pour le respect de la vie

Par Le 02/02/2023

Ce 17 janvier, nous avons fêté Notre-Dame de Pontmain, au jour anniversaire de l’apparition en 1871 dans
le ciel de Pontmain en Mayenne. Là, des enfants ont vu la Vierge Marie avec une parole qui s’est écrite sous
leurs yeux : « Mais priez mes enfants Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. »
Quelques années plus tard, dans le Carmel de la ville de Lisieux, une jeune fille de 24 ans, sainte Thérèse
écrivait : « Qu’elle est donc grande la puissance de la prière ! on dirait une reine ayant à chaque instant
libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu’elle demande. Il n’est pas nécessaire pour être
exaucée de lire dans un livre une belle formule composée pour la circonstance. » (Manuscrit C, f°25)
Au-delà de sainte Marie, Mère de Jésus, ou de sainte Thérèse de Lisieux, c’est Jésus qui invite à prier : « En
vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous le
donnera. Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en mon nom : demandez et vous recevrez si bien que votre
joie sera parfaite. » (Jean 16,23-24)
Enfin, la prière atteint son sommet quand tous ensemble, unis à Jésus ressuscité et en son nom, nous prions
la grande prière des enfants bien-aimés de Dieu : « Notre Père, qui es aux Cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel… »
Encouragés ainsi à prier, nous pouvons tous nous réunir dans la prière afin de demander que la vie humaine
soit davantage respectée. Des aveuglements sur la beauté de la vie, des manques de moyens et
d’accompagnements, des erreurs sur la liberté réduite à une autonomie absolue, engendrent de graves
manques de respect depuis le commencement de la vie jusqu’à sa fin naturelle.
Quand l’Assemblée nationale a voté pour que l’avortement soit inscrit dans la Constitution française, les
évêques de France ont attiré l’attention sur la beauté de la vie qui croît dans le sein de la mère : « Toute
vie est un don pour ce monde. »
Dans une société où est magnifiée la performance et dans laquelle l’individualisme affecte nos mentalités,
la prise en considération fraternelle de la personne fragilisée, ou en fin de vie, n’est pas mise à sa juste
valeur. L’euthanasie apparaît normale aux yeux de certains ! Les évêques ont signé une lettre « Ô mort, où
est ta victoire ? » Elle peut aider chacun à méditer sur la mort et sur l’accompagnement fraternel envers
nos frères et soeurs en fin de vie.
Le vendredi 10 février prochain, veille de la fête de Notre-Dame de Lourdes, les évêques de France
invitent tous les catholiques faire de ce jour « une journée de jeûne et de prière pour le respect de la vie
humaine. Dans le contexte mouvant de nos sociétés, et notamment du débat ouvert dans notre pays sur
la fin de vie, les catholiques demandent à Dieu la grâce de respecter la vie humaine, la leur et celle de
tout autre, dans leurs pensées et leurs comportements. »
Dans notre prière, rendons grâce et prions pour ces hommes et ces femmes qui s’engagent avec une juste
compassion, une vraie compétence et une réelle volonté de respecter chacune des personnes en fin de vie
ou atteinte d’une maladie chronique invalidante, afin qu’elles soient toutes accompagnées le mieux
possible. Ces hommes et ces femmes, qu’ils le sachent ou non, sanctifient le nom du Père des Cieux,
accomplissent quelque chose du Royaume de Dieu, font la volonté de Dieu.
Et prions pour que les moyens soient donnés afin que cet accompagnement puisse être offert à tous ceux
qui en ont besoin. Oui, la vie est un don, plein de beauté, un don fragile remis à la sollicitude fraternelle les
uns envers les autres. Le Bon Samaritain est une lumière en notre monde. Laissons-nous éclairer par elle.
Monseigneur Pierre d’Ornella

Déclaration du Conseil Permanent au sujet de l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution

Par Le 17/12/2022

Déclaration du Conseil Permanent au sujet de l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution
Toute vie est un don pour ce monde
Jeudi 24 novembre dernier, l’assemblée nationale a voté à une large majorité l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution. Au nom des évêques de France, nous voulons dire notre inquiétude devant ce que signifierait cette inscription. Nous souhaitons redire ce qui nous semble au contraire fondamental : toute vie est un don pour ce monde, un don fragile et précieux, infiniment digne, à accueillir et à servir depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle.
Il y a aujourd’hui près de 220.000 avortements par an en France. Chiffre record dans la Communauté européenne, chiffre qui ne diminue pas et tend même à augmenter. Comment pourrions-nous voir cette réalité dramatique comme le seul exercice d’un droit pour les femmes ou encore comme un progrès ? N’est-ce pas surtout le signe de l’échec de toute une société pour éduquer et accompagner, soutenir socialement, économiquement et humainement celles et ceux qui en ont besoin ?
Le commandement biblique « Tu ne tueras pas » inscrit dans toutes les consciences au-delà de celles des seuls croyants confie tout être humain à la responsabilité de tous les autres. Ces enfants à naître, nous en sommes d’une certaine façon tous responsables. Ainsi, le vrai progrès ne serait-il pas que nous puissions nous mobiliser tous ensemble, croyants et non-croyants, pour que l’accueil de la vie soit davantage aidé et soutenu ? La vraie urgence ne serait-elle pas d’aider au moins les couples ou les femmes qui, aujourd’hui, n’ont pas réellement le choix et ne peuvent garder leur enfant en raison des contraintes sociales, économiques, familiales qui pèsent sur eux ou sur elles, et trop souvent sur elles seules ?
Nous reprenons les mots du Pape François qui, toujours aux côtés des plus pauvres, écrivait en 2013 dans sa première exhortation apostolique Evangelii Gaudium : « cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré (…) dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. (…). Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. » (n°213).
Aux côtés de bien des hommes et des femmes de bonne volonté, les catholiques continueront à servir ces droits et cette dignité des plus faibles. Ils prient aussi pour les couples et les femmes confrontés à ce drame de l’avortement. Nous redisons notre reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour aider, accompagner, écouter, soutenir, consoler sans jamais juger ainsi qu’à tous les élus qui auront le courage - par leur vote et leur engagement - de « faire avancer la culture de la vie » (Pape François, audience du 5/02/2017)
Les membres du Conseil Permanent, vendredi 09 décembre 2022
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF,
Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours et vice-président de la CEF,
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil et vice-président de la CEF,
Card. Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille,
Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris,
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint-Etienne,
Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges,
Mgr Alexandre Joly, évêque de Troyes,
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,

Une vision chrétienne de l’écologie ?

Par Le 02/10/2020

A l’occasion de la Saison pour la Création de septembre-octobre 2020, la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Rennes a organisé un échange pour chercher à comprendre s’il existe une vision chrétienne de l’écologie.

Cette soirée intitulé : « Dialogue et controverse » a permis un échange entre Gilbert Landais, (animateur à Rennes de Chrétiens Unis pour la Terre), Véronique Chable, agronome et chercheuse à l’INRA et Stanislas de Larminat, (agronome, auteur de L’Écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez au éditions Salvator) et avait lieu en l’Abbatiale Notre-Dame en Saint-Melaine, le mardi 1er septembre de 20h30 à 22h.

Sur KTO, Mgr d’Ornellas présente quelques belles réalités du diocèse

Par Le 17/09/2020

Mgr Pierre d’Ornellas était lundi 14 septembre 2020 l’invité de l’émission « La vie des diocèses » sur KTO. L’occasion de montrer quelques belles réalités du diocèse de Rennes !

Suite ici => Diocèse de Rennes

On ne touche pas impunément au droit de la filiation

Par Le 28/07/2020

Publié dans La Croix du 20 juillet 2020
On ne touche pas impunément

On ne touche pas impunément au droit de la filiation
Nous devons toujours manifester l’insondable dignité de l’être humain, en particulier du plus faible. La foi en Dieu donne une vive lumière à ce sujet. Mais, puisqu’il s’agit d’une loi civile, j’en resterai à la raison qui sait que cette manifestation est indispensable. Tel qu’il sort de la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, le projet de loi prive certains enfants d’avoir un père et une ascendance paternelle. Comment se satisfaire d’une telle discrimination entre les enfants dès leur conception et leur naissance ? La raison y voit une injustice.
Ce projet de loi est donc loin d’être abouti. Il a fallu neuf mois – entre la 1ère lecture à l’Assemblée et la 2nde lecture en Commission –, pour qu’il soit enfin reconnu que la femme qui accouche était la mère de l’enfant. Mais alors, pour un couple de femmes, comment établir la filiation pour l’autre femme ? Bien des questions demeurent insolubles devant la volonté idéologique d’une soi-disant égalité entre toutes les femmes, quelle que soit la diversité de leur situation vis-à-vis de l’accès à la PMA. Or la raison discerne que cette volonté est erronée : l’égalité s’applique pour des situations identiques, comme l’a dit l’ancienne Garde des Sceaux.
Ce projet de loi nous fait passer de l’enfant comme un sujet de droits à la prévalence du « projet parental » sur lui de telle sorte que des adultes peuvent lui imposer une privation de certains de ses droits. La raison y voit une régression. On ne touche pas impunément au droit de la filiation ! Il apparaît urgent d’examiner l’accès de « la PMA pour toutes » dans le cadre d’une réflexion générale et cohérente du droit de la filiation. Celui-ci est majeur : par sa filiation, chacun entre dans l’histoire.
D’autres interrogations sont là. Par exemple, pourquoi continuer à congeler des embryons humains alors qu’on sait conserver les gamètes ? Pourquoi vouloir développer la PMA et avoir supprimé le développement des recherches sur l’infertilité ? Jusqu’où élargir les tests sur les enfants à naître, en particulier par le DPI-A qui détecte les malformations chromosomiques, alors que l’accueil et l’accompagnement de personnes handicapées, par exemple trisomiques, sont le propre de la société inclusive désirée par l’État ?
Le « dialogue » permet de trouver un équilibre entre respect intégral de l’enfant et usage des techniques biomédicales. Leur pouvoir donne l’impression qu’il est loisible de s’affranchir de limites inhérentes à notre condition humaine. Or ces limites ont une signification qui donne sens à notre vie et à son engendrement. En l’acceptant, nous sommes davantage humains et responsables, moins séduits par ce pouvoir. Nous comprenons mieux qu’il nous revient de le réguler par l’éthique, c’est-à-dire par un respect inconditionnel de l’être humain, par la gratuité avec laquelle chacun est accueilli tel qu’il est, et par une fraternité effective d’où découle une solidarité qui donne les moyens d’accompagner les souffrances. Nous engageons alors ces techniques dans leur finalité propre : soigner.
Mgr Pierre d’Ornellas,
archevêque de Rennes,
responsable du Groupe de travail sur la bioéthique de la CEF